Sous le feu des critiques pour l’insuffisance du dépistage du nouveau coronavirus, le gouvernement britannique s’est fixé jeudi un objectif de 100.000 tests par jour d’ici à fin avril pour soulager des hôpitaux débordés et, à plus long terme, sortir du confinement. Alors que la pandémie a fait près de 3.000 morts au Royaume-Uni, les autorités voient l’indignation monter dans un secteur médical soumis à rude épreuve, relayée par une presse très sévère y compris parmi les titres habituellement favorables au pouvoir conservateur, constate l'AFP. En dépit des promesses martelées ces derniers jours, le service public de santé, le NHS, reste incapable de dépister à grande échelle les plus de 5% de son personnel (bien plus dans les zones critiques) en quarantaine car présentant des symptômes, ce qui permettrait d’en renvoyer une partie au travail.
Lui-même à peine guéri, le ministre de la Santé Matt Hancock a reconnu devant la presse des difficultés dans les approvisionnements, ralentis par la gigantesque demande mondiale actuelle, et de faibles capacités de dépistage au Royaume-Uni, contrairement notamment à l’Allemagne. Il a annoncé un plan permettant de multiplier quasiment par dix le nombre de tests pratiqués en un mois, d’abord pour les patients et ensuite pour les soignants. “Il y aura des problèmes comme ceux que nous avons déjà rencontrés: bâtir un nouveau secteur n’est pas facile”, a-t-il averti.